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Âge de la marche : à quel âge bébé fait-il ses premiers pas ?

L’âge de la marche varie beaucoup d’un enfant à l’autre : la plupart font leurs premiers pas seuls entre 12 et 18 mois, certains un peu avant, d’autres un peu après. Voici les étapes qui précèdent la marche, ce qui aide vraiment, et les signes qui doivent vous amener à consulter.

Par la rédaction · publié le · 6 min de lecture

Sommaire
  1. À quel âge les enfants marchent-ils ?
  2. Les étapes avant les premiers pas
  3. Comment aider bébé à marcher sans le forcer
  4. Le trotteur : à éviter
  5. Pieds nus ou chaussures ?
  6. Quand faut-il consulter ?
  7. Garder un souvenir des premiers pas
  8. Questions fréquentes
Illustration de deux petits pieds d’enfant qui avancent sur un tapis

À quel âge les enfants marchent-ils ?

Il n’existe pas d’âge « normal » unique. Le site officiel des 1000 premiers jours (Santé publique France) le rappelle : on ne peut pas prévoir exactement à quel âge un enfant va s’asseoir, marcher ou parler, et c’est très variable, même entre frères et sœurs. Il situe le début de la marche seule entre 16 et 18 mois pour beaucoup d’enfants. Le guide de santé publique du Québec décrit de son côté un enfant qui « marche, ou presque » entre 12 et 15 mois, puis qui se déplace en marchant, jambes écartées et bras levés, entre 15 et 18 mois.

Le repère qui fait foi pour les médecins en France est la grille officielle de repérage d’un développement inhabituel (deuxième édition, janvier 2024). Elle attend, à 18 mois, un enfant qui se lève seul à partir du sol et qui marche sans aide, pieds à plat, sur plus de cinq pas. Avant cet âge, un enfant qui ne marche pas encore n’est donc pas « en retard ».

Pour un enfant né prématuré, on raisonne en âge corrigé (calculé à partir de la date du terme prévu) jusqu’à 2 ans. Un bébé né deux mois avant le terme peut donc marcher deux mois plus tard que ses camarades du même âge civil.

Les étapes avant les premiers pas

La marche est l’aboutissement de longs mois de progrès moteurs. Chaque enfant suit son propre chemin : certains rampent longtemps, d’autres se déplacent assis sur les fesses, d’autres encore passent presque directement de la position assise à la marche. Notre guide du développement de bébé mois par mois détaille les acquisitions de la première année.

Période (indicative)Ce que l’on observe souvent
Vers 8 moisTient bien assis, joue assis, jette ses jouets pour qu’on les ramasse
Entre 9 et 12 moisSe met debout en prenant appui sur un meuble, se déplace le long des meubles
Entre 12 et 15 moisFait quelques pas tenu par la main, puis seul ; marche ou presque
Entre 15 et 18 moisMarche seul, jambes écartées et bras levés pour garder l’équilibre ; commence à monter les escaliers
Entre 18 et 24 moisMarche sans aide avec assurance, se relève seul du sol, commence à courir
Vers 2 ansCourt en coordonnant les bras, monte les escaliers marche par marche, tape dans un ballon
Vers 3 ansMonte l’escalier en alternant les pieds (en tenant la rampe), saute une marche

Ces âges sont des repères tirés des sources officielles citées en fin d’article, pas des échéances. Un enfant peut être en avance sur la motricité et plus tranquille sur le langage, ou l’inverse : c’est l’ensemble du développement qui compte.

Comment aider bébé à marcher sans le forcer

Le site des 1000 premiers jours est clair : il n’est pas nécessaire d’entraîner un bébé pour accélérer son développement. Ce qui l’aide, c’est d’avoir de l’espace, du temps libre au sol et des adultes qui l’encouragent.

  1. Laissez-le bouger librementUn tapis au sol, quelques jouets un peu éloignés, des meubles stables auxquels se tenir : c’est le meilleur terrain d’entraînement.
  2. Sécurisez la pièceCoins de table protégés, barrières en haut et en bas des escaliers, meubles fixés au mur, objets fragiles ou dangereux hors de portée.
  3. Limitez le temps attachéLes recommandations officielles conseillent d’éviter d’immobiliser un tout-petit plus d’une heure d’affilée dans une poussette, une chaise haute, un transat ou un porte-bébé.
  4. Encouragez sans pousserApplaudissez ses essais, tendez-lui les bras à courte distance, mais laissez-le décider du moment.
  5. Acceptez les chutesTomber sur les fesses fait partie de l’apprentissage. Rassurez-le d’un mot, sans dramatiser, et laissez-le recommencer.

Une fois qu’il marche, profitez-en : petits trajets à pied plutôt qu’en poussette, jeux de ballon, découverte de l’herbe, du sable, des pentes douces. Entre 1 et 2 ans, un enfant a besoin de bouger au moins 3 heures par jour, réparties dans la journée. Vous trouverez des idées concrètes dans notre article sur les activités pour un enfant de 2 ans.

Le trotteur : à éviter

Le trotteur (ou youpala) semble aider l’enfant à se déplacer, mais il ne lui apprend pas à marcher. Santé.fr, le service public d’information en santé, rappelle qu’un bébé en trotteur peut aller vite, sans pouvoir freiner, et faire céder une barrière d’escalier. Des études françaises ont relevé de nombreux traumatismes crâniens liés à des chutes dans les escaliers. Les trotteurs sont interdits en crèche et chez les assistantes maternelles. Si vous en utilisez un malgré tout, ne quittez jamais l’enfant des yeux et tenez-le loin de tout escalier.

Pieds nus ou chaussures ?

Avant les premiers pas, les chaussures ne servent pas au développement moteur. À la maison, sur un sol propre et sans danger, l’enfant peut marcher pieds nus : il sent mieux le sol et trouve plus facilement son équilibre. Des chaussettes antidérapantes conviennent sur un carrelage froid.

Dehors, il faut protéger ses pieds. Choisissez des chaussures souples, bien ajustées, plutôt basses que montantes, et vérifiez la pointure régulièrement : les pieds d’un tout-petit grandissent vite. Aucune marque n’est nécessaire pour bien marcher ; la souplesse et la bonne taille comptent davantage. Pour le reste du matériel des premières années, consultez notre rubrique équipement de bébé.

Quand faut-il consulter ?

Un enfant qui ne marche pas encore à 15 mois n’a souvent rien d’anormal. En revanche, parlez-en au médecin qui le suit (généraliste, pédiatre ou médecin de PMI) dans ces situations :

  • À 18 mois, il ne marche pas seul sur quelques pas ou ne se relève pas seul du sol.
  • À 12 mois, il ne tient pas assis seul, dos droit, ou n’utilise pas ses bras et ses jambes pour se déplacer.
  • Il perd une compétence acquise : il marchait et refuse désormais de marcher, ou se déplace moins bien. Une perte d’acquisition justifie une consultation rapide.
  • Il a mal, boite ou pleure en marchant.
  • Vous êtes inquiet, tout simplement : votre ressenti de parent compte, et le médecin peut vous rassurer ou vous orienter.

Les médecins s’appuient sur une grille officielle qui croise plusieurs domaines : motricité, gestes fins, langage et relations. Un signe isolé n’a pas de valeur de diagnostic ; c’est l’association de plusieurs signes qui conduit à orienter l’enfant vers une plateforme spécialisée, sans reste à charge pour la famille. Le langage fait partie de ces repères : notre article sur le développement du langage de 0 à 3 ans donne les étapes à suivre en parallèle.

Avant le rendez-vous, notez ce que fait votre enfant au quotidien (se met debout, fait des pas tenu, monte sur le canapé) : le médecin ne le verra peut-être pas faire en consultation.

Garder un souvenir des premiers pas

Les premiers pas arrivent souvent sans prévenir, un soir dans le salon ou chez la nounou. Pas de culpabilité si vous les manquez : les suivants seront tout aussi émouvants. Pour garder une trace de cette période, l’idée de la photo mois par mois fonctionne très bien jusqu’à 2 ans.

Retrouvez toutes les grandes étapes de 1 à 3 ans, du langage aux colères, dans notre rubrique Petite enfance 1-3 ans.

Sources : Santé publique France, 1000-premiers-jours.fr (« Les étapes du développement de bébé », « L’activité physique du tout-petit ») ; grille officielle « Détecter les signes d’un développement inhabituel chez les enfants de moins de 7 ans », 2e édition, janvier 2024 (diffusée par les agences régionales de santé) ; Santé.fr, « Est-il vrai que les trotteurs pour bébés sont déconseillés ? » ; Institut national de santé publique du Québec, guide « Mieux vivre avec notre enfant » (étapes du développement). Informations générales : elles ne remplacent pas l’avis du médecin qui suit votre enfant.

Questions fréquentes

À quel âge un enfant doit-il marcher ?

Il n’y a pas d’âge précis : beaucoup d’enfants marchent ou presque entre 12 et 15 mois, d’autres vers 16 à 18 mois. La grille officielle de repérage du développement attend une marche sans aide, pieds à plat et sur plus de cinq pas, à 18 mois. Au-delà, parlez-en au médecin qui suit votre enfant.

Mon bébé de 14 mois ne marche pas encore : est-ce grave ?

Pas forcément. À 14 mois, beaucoup d’enfants se déplacent encore à quatre pattes ou le long des meubles. Ce qui compte, c’est qu’il progresse : se mettre debout, se tenir aux meubles, faire quelques pas tenu. Si vous êtes inquiet, notez vos observations et parlez-en au médecin ou au centre de PMI.

Faut-il des chaussures pour apprendre à marcher ?

Non. Les chaussures ne sont pas utiles au développement moteur avant les premiers pas, et à la maison l’enfant peut marcher pieds nus sur un sol sûr. Dehors, il a besoin de chaussures souples et bien ajustées pour protéger ses pieds ; vérifiez souvent la pointure.

Le trotteur aide-t-il bébé à marcher ?

Non. Santé.fr rappelle que le trotteur expose à des chutes graves, notamment dans les escaliers, et qu’il est interdit en crèche et chez les assistantes maternelles. Mieux vaut laisser l’enfant se déplacer librement au sol, sous surveillance.

Faut-il apprendre à bébé à marcher en le tenant par les mains ?

Ce n’est pas nécessaire. Selon le site officiel des 1000 premiers jours, il n’est pas utile d’entraîner un bébé pour accélérer son développement : il suffit de lui laisser de l’espace sécurisé, de l’encourager et de partager son plaisir quand il essaie.

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Mis à jour le 19 octobre 2026