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Congé de naissance 2026 : durée, indemnités et conditions

Le congé de naissance, officiellement « congé supplémentaire de naissance », permet à chaque parent de prendre un ou deux mois indemnisés après les congés de maternité, de paternité ou d’adoption. Il existe depuis le 1er juillet 2026 pour les enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026. Voici ce que disent les sites officiels, vérifiés le 19 octobre 2026.

Par la rédaction · publié le · 8 min de lecture

Sommaire
  1. Qu’est-ce que le congé de naissance ?
  2. Qui peut bénéficier du congé de naissance ?
  3. Durée du congé de naissance : un ou deux mois par parent
  4. Indemnisation : combien touche-t-on pendant le congé de naissance ?
  5. Les démarches pour demander le congé de naissance
  6. Comment s’articule-t-il avec les autres congés ?
  7. Les aides qui ne se cumulent pas
  8. Bien organiser ses mois avec bébé
  9. Questions fréquentes
Illustration d’un calendrier entouré de deux cœurs, symbole du temps passé avec bébé

Qu’est-ce que le congé de naissance ?

Ce nouveau congé a été créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Les décrets d’application ont été publiés au Journal officiel le 31 mai 2026, et le congé est ouvert depuis le 1er juillet 2026. Il s’ajoute aux congés existants : il ne remplace ni le congé maternité, ni le congé de paternité, ni le congé parental d’éducation.

Attention à la confusion de noms. Le Code du travail prévoit depuis longtemps un autre « congé de naissance » : 3 jours ouvrables payés par l’employeur, pris juste après l’accouchement par le salarié qui n’est pas la mère. Ce congé de 3 jours est présenté dans notre guide du congé paternité et d’accueil de l’enfant. Cette page traite du nouveau congé d’un ou deux mois.

Point cléCe que disent les sources officielles (au 19 octobre 2026)
Nom officielCongé supplémentaire de naissance
Ouvert depuisLe 1er juillet 2026
Enfants concernésNés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026, y compris les prématurés dont le terme prévu était à partir de cette date
Durée1 ou 2 mois par parent, au choix
FractionnementEn une fois, ou en deux périodes d’un mois
DébutDans les 9 mois qui suivent la naissance ou l’arrivée de l’enfant
Indemnisation des salariés70 % du salaire net le 1er mois, 60 % le 2e mois, dans la limite d’un plafond
Versée parL’Assurance Maladie (CPAM), ou la MSA pour le régime agricole

Qui peut bénéficier du congé de naissance ?

Le droit est individuel : chaque parent a le sien, et il ne peut pas être cédé à l’autre. Sont concernés la mère, le père, le conjoint ou la conjointe de la mère, et les parents adoptifs. Selon service-public.fr et ameli.fr, il s’adresse :

  • aux salariés du privé qui remplissent les conditions d’ouverture des indemnités journalières ;
  • aux travailleurs indépendants (artisans, commerçants, professions libérales), aux praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés et à leurs conjoints collaborateurs ;
  • aux artistes-auteurs ;
  • aux demandeurs d’emploi indemnisés, sous conditions ;
  • aux agents publics (fonction publique d’État, territoriale et hospitalière, militaires), selon les règles de leur administration ;
  • aux salariés et non-salariés agricoles, auprès de la MSA.

Les conditions pour les salariés

D’après ameli.fr, il faut au début du congé :

  • être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 6 mois ;
  • avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils précédents, ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le Smic horaire au cours des 6 mois précédents ;
  • avoir pris en totalité son congé de maternité, de paternité ou d’adoption, si l’on y avait droit.

Un parent qui n’avait pas droit à l’indemnisation de ces congés (étudiant devenu salarié, par exemple) peut tout de même faire la demande : ses conditions sont examinées à la date de début du congé.

Durée du congé de naissance : un ou deux mois par parent

Chaque parent choisit de prendre un mois ou deux. Le mois se compte de date à date : un congé qui commence le 15 juillet se termine le 14 août. Deux mois peuvent être pris d’un bloc ou en deux périodes d’un mois séparées.

Les deux parents peuvent être en congé en même temps ou se relayer. Un couple peut donc cumuler jusqu’à 4 mois au total, par exemple deux mois chacun l’un après l’autre pour retarder l’entrée en crèche ou chez l’assistante maternelle.

Dans quels délais le prendre ?

Le congé doit commencer dans les 9 mois qui suivent la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer, et seulement une fois terminés les congés de maternité, de paternité ou d’adoption. Ameli.fr précise :

  • pour deux mois pris d’un bloc : le congé doit commencer au plus tard le dernier jour du 9e mois et se terminer au plus tard le dernier jour du 11e mois ;
  • pour deux périodes séparées : le second mois doit commencer au plus tard le dernier jour du 9e mois et se terminer au plus tard le dernier jour du 10e mois ;
  • pour des jumeaux ou des triplés, ou si le congé maternité a été prolongé (par une convention collective, par exemple), le délai est allongé d’autant.

Enfant né entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 : le délai de 9 mois court à partir du 1er juillet 2026. Le congé doit donc commencer avant le 1er avril 2027 (service-public.fr, vérifié le 19 octobre 2026).

Indemnisation : combien touche-t-on pendant le congé de naissance ?

Le congé n’est pas payé par l’employeur : l’Assurance Maladie verse des indemnités journalières de naissance, à terme échu, c’est-à-dire après la fin de chaque mois de congé. Pour un mois du 6 septembre au 5 octobre, le versement arrive au plus tôt le 6 octobre.

Situation1er mois2e mois
Salarié70 % du salaire net, au plus 72,81 € par jour60 % du salaire net, au plus 62,41 € par jour
Indépendant (revenu annuel moyen d’au moins 4 582 €)43 € nets par jour36,85 € nets par jour
Indépendant sous ce seuil6,14 € nets par jour6,14 € nets par jour
Demandeur d’emploi indemnisé70 % du revenu d’activité antérieur60 % du revenu d’activité antérieur

Montants 2026 publiés par ameli.fr (page mise à jour le 27 août 2026). Pour les salariés, le salaire retenu est le salaire net des 3 derniers mois civils, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale (4 005 € bruts par mois au 1er janvier 2026). L’employeur n’est pas obligé de compléter, mais votre convention collective peut prévoir un maintien de salaire : demandez au service du personnel.

Pour les agents publics, l’indemnisation suit des règles propres à chaque employeur public : consultez la fiche « fonction publique » de service-public.fr ou votre service RH. Pour connaître votre montant exact, votre CPAM et votre compte ameli restent les références.

Les démarches pour demander le congé de naissance

  1. Salarié : prévenir l’employeurAu moins un mois avant le début du congé (15 jours s’il suit directement le congé de paternité ou d’adoption), par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge. Indiquez la date de début, la durée et, pour deux mois, s’ils sont fractionnés. Le ministère du Travail propose un modèle de lettre.
  2. Salarié : rien à faire auprès de la CPAML’employeur transmet la demande à l’Assurance Maladie. La caisse ne vous contacte que s’il manque une pièce, comme l’acte de naissance.
  3. Indépendant, artiste-auteur, salarié de particulier employeurLa demande se fait en ligne auprès de la CPAM, sur le service indiqué par ameli.fr (demarche.numerique.gouv.fr), avec une attestation de cessation temporaire d’activité.
  4. Demandeur d’emploiPrévenir France Travail au moins un mois avant (15 jours après un congé de paternité), puis faire la demande en ligne. L’allocation chômage est suspendue pendant le congé et reprend ensuite si les conditions sont toujours remplies.

Un courrier à l’employeur engage vos dates : relisez-le soigneusement avant de l’envoyer. Gardez aussi une copie de l’acte de naissance obtenu après la déclaration en mairie, souvent demandé.

Comment s’articule-t-il avec les autres congés ?

Le congé de naissance vient après les congés liés à la naissance, puis le congé parental peut prendre le relais. Voici l’ordre habituel pour un salarié :

CongéPour quiDurée de référence
Congé maternitéLa mère16 semaines pour un 1er ou 2e enfant (naissance unique)
Congé de naissance (employeur)L’autre parent salarié3 jours ouvrables
Congé de paternité et d’accueil de l’enfantL’autre parent25 jours (32 en cas de naissances multiples)
Congé supplémentaire de naissanceChaque parent1 ou 2 mois
Congé parental d’éducationChaque parent salarié avec 1 an d’anciennetéJusqu’aux 3 ans de l’enfant (cas général)

Durées de service-public.fr (fiches vérifiées le 1er juin 2026). Le congé de naissance et la PreParE de la Caf ne se versent pas sur la même période, mais ils peuvent se suivre dans n’importe quel ordre.

Les aides qui ne se cumulent pas

Sur une même période, les indemnités du congé de naissance ne se cumulent pas avec :

  • la PreParE (prestation partagée d’éducation de l’enfant) ;
  • le complément de libre choix du mode de garde (CMG) pour le même enfant, avec une exception pour les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 ;
  • l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) et l’allocation journalière du proche aidant (AJPA) ;
  • les indemnités journalières de maladie, de maternité, de paternité, d’adoption ou d’accident du travail ;
  • les allocations chômage.

La prime de naissance n’est pas touchée. En revanche, si vous percevez le RSA, la prime d’activité, l’AAH ou une aide au logement, les indemnités comptent dans vos ressources : déclarez-les à la Caf.

Les droits liés à la naissance évoluent vite. Avant d’écrire à votre employeur, relisez la page officielle de service-public.fr et votre espace ameli : c’est elle qui fait foi.

Bien organiser ses mois avec bébé

Ces semaines supplémentaires comptent pour l’organisation de la famille : retour au travail plus tardif, relais entre parents, entrée en mode de garde décalée. Pensez à l’articuler avec les démarches à faire autour de la naissance et avec le rythme des premiers jours avec bébé. Toute la rubrique Naissance rassemble nos guides sur l’accouchement, le retour à la maison et les congés.

Sources (consultées le 19 octobre 2026) : service-public.fr, « Congé supplémentaire de naissance » (actualité du 3 juin 2026, mise à jour le 23 juin 2026) et sa foire aux questions du 3 juillet 2026 ; ameli.fr, « Congé supplémentaire de naissance » et « Congé supplémentaire de naissance : vos indemnités journalières » (27 août 2026) ; caf.fr, « Tout savoir sur le congé supplémentaire de naissance » (4 juin 2026) ; service-public.fr, fiches congé de maternité, congé de naissance et congé de paternité (vérifiées le 1er juin 2026).

Questions fréquentes

Le congé de naissance est-il obligatoire ?

Non. Le congé supplémentaire de naissance est un droit que chaque parent choisit de prendre ou non, pour un ou deux mois. Seul le congé de naissance de 3 jours payé par l’employeur, pris juste après la naissance, est obligatoire pour le salarié qui n’est pas la mère.

Les deux parents peuvent-ils prendre le congé de naissance en même temps ?

Oui. Selon service-public.fr, les parents peuvent le prendre en même temps ou l’un après l’autre. Chacun a son propre droit, qui ne se transfère pas à l’autre parent : un couple peut ainsi totaliser jusqu’à 4 mois.

Mon enfant est né en mars 2026 : ai-je droit au congé de naissance ?

Oui, les enfants nés ou adoptés depuis le 1er janvier 2026 sont concernés. Pour un enfant né entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le congé doit commencer avant le 1er avril 2027 (règle transitoire indiquée par service-public.fr au 19 octobre 2026).

L’employeur peut-il refuser le congé de naissance ?

Non, si les conditions sont remplies et que vous l’avez prévenu dans les délais (un mois avant, ou 15 jours si le congé suit directement le congé de paternité ou d’adoption). L’Assurance Maladie précise que l’employeur ne peut ni le refuser ni le reporter.

Peut-on toucher la PreParE pendant le congé de naissance ?

Non, pas sur la même période : la PreParE et les indemnités du congé de naissance ne se cumulent pas. Les deux peuvent en revanche se suivre. Selon la Caf, la PreParE peut démarrer le mois qui suit la fin du congé.

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Mis à jour le 19 octobre 2026